Projet EPARSE

En concertation avec les parents d’élèves, le Lycée Français de Shanghai et la Deutsche Schule Shanghai portent beaucoup d’attention aux questions relatives à la prévention des risques liés à la pollution atmosphérique. C’est dans cette optique que nous avons encouragé la participation de l’Eurocampus au projet EPARSE.

Le projet EPARSE s’adresse uniquement aux classes de 5ème et de seconde du campus de Qingpu

Fruit d’un partenariat entre l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger), l’INSERM, l’Académie des Sciences de Chine, l’université de Fudan à Shanghai et le laboratoire d’aérologie (CNRS Toulouse), le projet EPARSE s’inscrit dans le cadre plus vaste d’un projet européen intitulé SINPHONIE (www.sinphonie.eu), qui a pour but d’étudier la qualité de l’air dans les salles de classes.

Programmée sur deux années scolaires dans le lycée français de Pékin et l’Eurocampus de Shanghai, cette étude doit permettre :

  • de mettre en évidence la relation entre l’exposition individuelle à la pollution de l’air et les effets sanitaires,
  • de mieux définir le risque sanitaire associé à un type de source ou à un mélange de sources de pollution,
  • d’optimiser la gestion par les établissements scolaires de la question du risque associée aux épisodes de forte pollution.

Afin de mener à bien cette étude, le lycée français de Pekin et l’Eurocampus de Shanghai vont constituer chacun un échantillon d’une centaine d’élèves et d’une dizaine d’adultes. Au sein du LFS, en lien avec les programmes d’enseignement et avec l’organisation générale des cursus, nous avons décidé de cibler nos classes de 5ème et de seconde.

Dans un premier temps, il sera demandé aux élèves et leur famille de remplir un questionnaire en ligne. Celui-ci contient des questions portant sur la santé et les conditions de vie en général, il doit permettre de préciser le profil des participants à l’étude. Les données récoltées ne seront utilisées que dans le cadre de l’étude et resteront bien évidemment confidentielles. Ensuite, chaque mois, les élèves seront amenés à effectuer deux types de mesure par simple Insufflation : l’une par spirométrie permettant d’évaluer les performances respiratoires, l’autre précisant la quantité de NO exhalé (indicateur de l’inflammation éventuelle des voies respiratoires inférieures). Pour permettre de suivre l’évolution de l’échantillon, ces mesures s’accompagneront également du remplissage d’un questionnaire « court » individuel accessible en ligne. Parallèlement à cela, des prélèvements seront faits à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments pour mesurer la qualité et la composition de l’air environnant.
Le porteur du projet, M. Benjamin Guinot (chercheur au laboratoire d’aérologie de Toulouse), sera présent sur l’Eurocampus fin novembre. Ce sera l’occasion d’une nouvelle réunion au cours de laquelle les parents seront invités à échanger avec lui sur les principes et les objectifs de l’étude. Un premier point sur les résultats est prévu au 1er trimestre de l’année 2014, suivi d’un bilan en fin d’année scolaire. Ces restitutions seront systématiquement globales, il ne pourra y avoir dans le cadre de l’étude de retours individuels.
Les mesures seront faites par simples insufflations dans les appareils dédiés. Il n’y a donc rien d’intrusif ou d’invasif dans le protocole proposé, aucune incidence sur la santé des élèves n’est à craindre. Par ailleurs, ces mesures seront effectuées sur les plages libres des élèves. Aucun cours ne sera donc affecté par leur participation au projet. Les données recueillies (questionnaires long ou court, analyse d’échantillons) sont traitées de façon confidentielle.
Outre les aspects scientifiques et sanitaires de l’étude, qui doivent permettre au lycée de mieux ajuster son protocole de fonctionnement les jours de pollution, de nombreuses retombées pédagogiques sont attendues :
- participation active des élèves aux mesures et à l’utilisation des appareils,
- réutilisation en classe de l’expérimentation (TP, TPE en 1ère, AP en 2nde, etc.),
- échanges avec les scientifiques du projet et sensibilisation aux travaux de recherche.
Enfin, dans le cadre du programme de prévention initié par le lycée, ce projet doit contribuer à une meilleure sensibilisation des élèves aux risques de la pollution et à l’utilisation des moyens de protection (purificateurs, masques, etc.).